samedi 17 décembre 2011

L'HISTOIRE DE LA NATIVITÉ

On a coutume de dire que l'humanité évolue lentement, imperceptiblement comme la nature extérieure semble nous le montrer. Plusieurs sont sceptiques à l'idée que des changementrs majeurs puissent survenir dans des délais très courts. Mais il y a, depuis 160 ans environ, une quantité impressionnante de bonds en avant accomplis par la science. La nature nous le montrait déjà car, pour ceux qui savent l'observer, le simple passage de la feuille à la fleur est une métamorphose grandiose. De même la chOn a coutume de dire que l'humanité évolue lentement, imperceptiblement comme la nature extérieure semble nous le montrer. Plusieurs sont sceptiques à l'idée que des changementrs majeurs puissent survenir dans des délais très courts. Mais il y a, depuis 160 ans environ, une quantité impressionnante de bonds en avant accomplis par la science. La nature nous le montrait déjà car, pour ceux qui savent l'observer, le simple passage de la feuille à la fleur est une métamorphose grandiose. De même la chenille tissant sa chrysalide d'où sortira un beau matin le papillon multicolore qui possède la légèreté et la consistance du rêve. Quel enfant n'est-il pas demeurer surpris et intrigué devant le résidu de couleurs pulvérisée entre ses doigts parce qu'il étreignait trop fort le papillon capturé ? Mais là où la nature agit avec sagesse, l'homme en raison de sa liberté agit par égoïsme.








LA VRAIE HISTOIRE DE LA NATIVITÉ.

Alors qu’aujourd’hui il ne reste plus qu’un simulacre de fête de la naissance de Jésus, où le père Noël, les cadeaux, les illuminations de toutes sortes et une machine publicitaire bien rodée ont remplacé la crèche sous le sapin illuminé de quelques bougies, la messe de minuit avec la chorale et l’intensité du recueillement suscitée, j’aimerais vous raconter la vraie histoire de la naissance des deux enfants Jésus. 

Cette histoire vous paraîtra moins déraisonnable, si vous faites taire un instant vos préjugés.  Elle est le fruit de la clairvoyance de Rudolf Steiner, ce philosophe autrichien à la fois  scientifique et clairvoyant dont les six milles conférences comportent une Christologie renouvelant entièrement le Christianisme.

À plusieurs reprises Steiner a mis en garde l’humanité contre ce qu’il appelait «la fable convenue de l’histoire» dont les exégètes contrefont le cours à l’aide de raisonnements intellectuels empreints de matérialisme et impuissants à rendre compte des faits cachés qui ne se révèlent qu’à une clairvoyance alliée à un esprit scientifique apte à en contrôler rigoureusement l’expression. Certains penseront qu’il s’agit d’une autre fable issue d’une imagination fertile.  Il suffit de taire ses préjugés et de laisser retentir le message en chacun de nous pour trancher.  Il suffit aussi d’ouvrir les yeux et de saisir les contradictions qui ont fini par rapetisser le christianisme à une peau de chagrin.

Les évangiles de Saint-Matthieu et de Saint-Luc mettent en scène deux enfants Jésus issus de deux lignées différentes.  Saint-Matthieu nous parle du Jésus de Salomon et Saint-Luc du Jésus de Nathan.

Nous trouvons dans le Jésus de Saint-Matthieu de la lignée royale de Salomon, la réincarnation du plus grand initié de la Perse antique : Zoroastre.  Les rois de l’Orient qui pratiquaient une science des astres teintée de clairvoyance atavique savaient que Zoroastre allait se réincarner et connaissait le signe céleste annonçant cet événement.  C’est pourquoi, ils se mirent en route vers Bethléem dès qu’ils en aperçurent le signe  dans le ciel sous la forme de la naissance d’une étoile particulièrement brillante; c’était là une connaissance précise laissée par Zoroastre lui-même et que les mages de l’Orient avaient conservé scrupuleusement.  Ils se rendirent donc dans cette ville, trouvèrent l’enfant et la maison «royale» et non une étable,  lui rendirent hommage  en lui offrant l’or, l’encens et la myrrhe comme signe de sa sagesse, de sa conscience évoluée et de son rang élevé.

Pendant cette même période naquit dans une humble étable de Bethléem le Jésus issu de la lignée de Nathan.  Celui-ci provenait d’un autre couple,  car il était commun à cette époque que les hommes et les femmes se nomment Joseph et Marie.  Ce dernier couple était membre d’une petite secte de thérapeutes très respectés que l’on appelait les Esséniens.  Ils vivaient en marge de la société et pratiquaient un dénuement et ascétisme rigoureux.  Lors de cette naissance «essénienne», ce furent de simples bergers gardant leur troupeau dans les champs entourant l’étable qui reçurent la visite des Anges annonçant la naissance, ce qui les conduisit à venir humblement s’agenouiller devant la crèche.  Cet enfant de Jésus de Nathan ne s’était jamais incarné auparavant.  Il constituait une part du premier Adam, non touché par le péché originel, et mise de côté par la sagesse créatrice des Hiérarchies Spirituelles.  Ces Hiérarchies avaient prévu d'utiliser les enveloppes restantes du premier Adam afin de rendre possible la descente d'un dieu vers une incarnation terrestre.

Les deux couples de mariés - Marie et Joseph - élevèrent leur enfant sans connaître l’existence l’un de l’autre.  L’enfant Jésus issu de la lignée royale de Salomon(Saint-Matthieu) et réincarnation de Zoroastre se montra très précoce dans l’expression d’une sagesse qui émerveillait ses parents.  Mais il était de constitution fragile et souvent malade. 

Quant à l’enfant Jésus de Nathan (Saint-Luc), il était vigoureux mais très introverti et ne montrait guère de talent particulier.  Ce n’est qu’à l’âge de douze ans, lorsque les deux familles montèrent à Jérusalem pour le recensement que l’enfant Jésus de Nathan, jusque là «très normal», fit soudainement preuve d’une connaissance et d’une sagesse qui stupéfia et intrigua fortement les grands prêtres du temple.  Au même moment où cette «sagesse spontanée» descendait sur lui, l’enfant Jésus (de Salomon) doté d’un éveil de conscience exceptionnel mais de santé fragile décédait et son corps de lumière (que l’on appelle en ésotérisme le corps astral) pénétra celui du Jésus de Nathan qui fut immédiatement empli d'une sagesse que personne ne lui connaissait auparavant. 

Peu de temps après l’événement du temple, Marie de la lignée de Nathan mourut de sorte que le Jésus de la lignée de Nathan devint orphelin.  Et le Joseph qui était rattaché à la lignée de Salomon mourut également de sorte que Marie (de Salomon) fut recueillie avec ses six enfants et vint habiter chez le Joseph de la lignée de Nathan.   Quant on dit béatement que les voies de Dieu sont impénétrables, on ne fait que témoigner d’une ignorance face au rôle clef des Hiérarchies Spirituelles qui président à la destinée de l’humanité.

Bien d’autres événements extraordinaires survinrent mais que nous ne pouvons relater ici car ce n’est pas notre propos.  Cependant ils permettent de comprendre pleinement d’autres passages énigmatiques des évangiles qui sinon demeureraient à jamais l’objet de stériles spéculations.

Le trop bref compte-rendu de ces événements permet d’approcher un peu la densité des mystères du  christianisme dont les origines remontent longtemps avant la naissance du Christ.  Le Christ descendit dans le corps du Jésus de Nathan à l’âge de trente ans lors du baptême dans le Jourdain.  Tous les secrets de la sagesse des mystères antiques non reconnus par l'histoire en raison du secret qui les entouraient peuvent être aujourd’hui redécouverts grâce à Rudolf Steiner et à la méthode d’initiation qu’il nous a léguée.  Certes, peu nombreux sont ceux qui ont franchi le portail sacré de ces connaissances, mais quelques-uns y sont parvenus et leur apport est inestimable.

La gnose la plus pure dont l’Église a perdu les clefs raconte l’histoire de cette descente progressive de l’Entité Christique à travers les éons pour venir accomplir un sacrifice auquel jamais les dieux n’avaient été soumis : celui de naître et de mourir dans un corps de chair.  Il est juste de croire que le Christ a habité le corps de Jésus.  Mais cela s’est effectuée bien autrement que nous le raconte la fable convenue de l’histoire commentée et reformulée par des exégètes qui n’y comprenaient plus rien.

Joyeux Noël,

Claude Gendron
Bibliographie :

Évangile selon Saint-Matthieu 2, versets 1 à 12

Évangile selon Saint-Luc, 2, versets 1 à 20

L’Évangile selon Luc, éditions Triades, Bâle, dix conférences du 15 au 26 septembre 1909 par R. Steiner.

L’Évangile selon Matthieu, éditions Triades, huit conférences du 1er au 12 septembre 1910 par R. Steiner.

Le Mystère des deux enfants Jésus, éditions anthroposophiques romandes, douze conférences du 11 octobre au 26 décembre 1909 par R. Steiner.

De Jésus au Christ, éditions Triades, dix conférences du 5 au 10 octobre 1911 par R. Steiner.


Nous sommes quelques-uns à penser que 2012 sera la continuation d'un processus de changements majeurs touchant plusieurs secteurs de notre vie : économique, culturel, politique et social. N'avons-nous pas en occident atteint un tournant qui nous fait aspirer inconsciemment à des changements dans tous les domaines ? Ne ressentons-nous pas que la vie n'a de valeur pour l'humanité que si elle a un sens qui s'incarne dans des pensées vraies, justes, belles redonnant courage, confiance et espoir ? Ne voyons-nous pas que le monde actuel est prisonnier de cycles stérilisants où les crises succèdent aux crises de plus en plus rapidement ? Qui dira ce qu'il faut faire, sinon nous-même une fois réveillé de notre torpeur ?


Nous vous souhaitons de dépasser ce seuil d'engourdissement qui durcit les coeurs, étourdit les esprits et s'insensibilise devant l'accroissement sans précédent de toutes les détresses humaines : matérielle, psychologique, spirituelle. Jadis les dieux ont parlé aux hommes mais les hommes ne les ont pas reçus , ne les ont pas compris ou l'ont fait en dormant. Depuis lors, les dieux se taisent, car ils attendent que nous consentions l'effort d'un premier pas libre dans leur direction. Et je ne crois pas que nous nous trompions beaucoup en affirmant qu'ils attendront ce premier pas jusqu'à ce que l'humanité dite civilisée s'y applique, dut-elle périr de son incurie et de son égoïsme.


Comme c'est Noël, j'aimerais vous parler de la nativité dans laquelle je crois et que j'ai tâché d'abréger au maximum. Puisse-t-elle vous apporter quelques réconforts et vous inspirer quelques réflexions redonnant foi et espoir dans l'avenir.
ésidu de couleurs pulvérisée entre ses doigts parce qu'il étreignait trop fort le papillon capturé entre ses doigts ? Mais là où la nature agit avec sagesse, l'homme en raison de sa liberté agit par égoïsme.


Nous sommes quelques-uns à penser que 2012 sera la continuation d'un processus de changements majeurs touchant plusieurs secteurs de notre vie : économique, culturel, politique et social. N'avons-nous pas en occident atteint un tournant qui nous fait aspirer inconsciemment à des changements dans tous les domaines ? Ne ressentons-nous pas que la vie n'a de valeur pour l'humanité que si elle a un sens qui s'incarne dans des pensées vraies, justes, belles redonnant courage, confiance et espoir ? Ne voyons-nous pas que le monde actuel est prisonnier de cycles stérilisants où les crises succèdent aux crises de plus en plus rapidement ? Qui dira ce qu'il faut faire, sinon nous-même une fois réveillé de notre torpeur ?


Nous vous souhaitons de dépasser ce seuil d'engourdissement qui durcit les coeurs, étourdit les esprits et s'insensibilise devant l'accroissement sans précédent de toutes les détresses humaines : matérielle, psychologique, spirituelle. Jadis les dieux ont parlé aux hommes mais les hommes ne les ont pas reçus , ne les ont pas compris ou l'ont fait en dormant. Depuis lors, les dieux se taisent, car ils attendent que nous consentions l'effort d'un premier pas libre dans leur direction. Et je ne crois pas que nous nous trompions beaucoup en affirmant qu'ils attendront ce premier pas jusqu'à ce que l'humanité dite civilisée s'y applique, dut-elle périr de son incurie et de son égoïsme.


Comme c'est Noël, j'aimerais vous parler de la nativité dans laquelle je crois et que j'ai tâché d'abréger au maximum. Puisse-t-elle vous apporter quelques réconforts et vous inspirer quelques réflexions redonnant foi et espoir dans l'avenir.

jeudi 17 novembre 2011

DES TÉMOIGNAGES ÉLOQUENTS

J’aimerais saisir l’occasion pour utiliser ce blogue afin d'apporter davantage de crédibilité et d’ouverture publique aux initiatives issues de l’Anthroposophie de Rudolf Steiner.  Je soulignais dans un article précédent intitulé «Un maître Inconnu» le rôle discret mais puissant que joue le mouvement anthroposophique dans le monde actuel.  Je soulignais l'importance de l'Anthroposophie en tant «qu'art thérapeutique homéopathique» dans notre monde.

Le témoignage des personnalités qui suivent concernent principalement le mouvement scolaire Waldorf issu du mouvement anthroposophique.  Ce mouvement scolaire n’enseigne pas l’Anthroposophie aux élèves ni aux parents.  Il se veut l’illustration convaincante du bienfait des connaissances anthroposophiques lorsqu’elles sont appliquées à l’art de l’éducation.  Cette liste est loin d’être exhaustive, mais elle permet à toute personne de bonne foi de comprendre l’importance accordée à une pareille pédagogie quand on la compare à des programmes bureaucratisés et institutionnalisés.

D’ailleurs, à la demande de parents désireux de voir leurs enfants participés au projet scolaire Waldorf,  le ministère de l’éducation du Québec a autorisé une initative très originale en permettant à l’école primaire De La Roselière de Chambly de s’inspirer de cette pédagogie dans la conduite du cursus scolaire.  Malheureusement et contre toute attente, l'école de la Roselière a été victime d'une campagne de dénigrement de la part même des autorités scolaires qui y voyaient le danger d'une expansion de l'idée pour d'autres commissions scolaires.  Des manoeuvres en sous-main ont conduit l'école à devoir fermer ses portes et à remettre à la commission scolaire les locaux dont les parents avaient soutenu financièrement les travaux requis pour remédier à la vétusté des lieux. 

 Témoignage de Nancy Huston, ancienne élève Waldorf 
Lettre écrite à l’occasion du Colloque organisée à Arles par les Écoles Steiner-Waldorf en France le 10 mai 2008 en partenariat avec les Éditions Actes Sud



Voilà presque exactement quarante ans, ma vie a basculé.

Mai 1968 : déçu par son emploi de professeur titularisé à l'université de Calgary, mon père prend la décision (apparemment insensée, pour un père de six enfants !) d'en partir. Il fait un immense périple à travers le continent nord-américain, visite plusieurs écoles et universités, reçoit trois offres d'emploi, réfléchit, discute avec ma belle-mère, et prend sa décision : ce sera la High Mowing School, près du petit village de Wilton dans le New Hampshire, soit... à plus de trois mille kilomètres de Calgary ! Puisque cette école est un lycée et que j'entre cet automne-là en Première, j'y serai inscrite à titre gracieux en tant que fille d'enseignant (sans cela, les frais d'inscription eussent été dissuasifs...).

Je suis catastrophée. J'ai 14 ans et demi et, pour moi comme pour tous les adolescents, ce qui compte le plus c'est d'être acceptée par mes pairs. Là, je vais perdre tous mes amis, sans parler de mon statut durement gagné dans la hiérarchie de popularité de mon école... "Tu as pensé à moi?" demandé-je à mon père pendant le voyage, en pleurant... Et, encore aujourd'hui, je me souviens de sa réponse : "A vrai dire, oui : en visitant cette école et en pesant le pour et le contre, j'ai justement pensé à toi, et j'ai pensé que ça serait bien pour toi."

Difficile pourtant d'imaginer contraste plus violent.

Je quitte une grande école publique, située au milieu d'une ville de plusieurs centaines de milliers d'habitants - une école où j'essaie de faire oublier mes notes scintillantes en apprenant par coeur la dernière chanson des Beatles, en me maquillant de façon outrancière, en fréquentant les rayons "mode" des grands magasins et en fumant des cigarettes en cachette.... J'intègre une école au milieu de la forêt, une pension où habitent... 80 élèves en tout en pour tout, pour quatre promotions ! Dans la mesure où, fille d'enseignant, je continue de vivre au sein de ma famille, mon expérience de la High Mowing School n'est pas tout à fait typique. N'empêche que les deux années que j'y passe vont me transformer en profondeur.

Au bout de quelques jours, on m'explique que High Mowing est une "Waldorf School" ou "école Rudolf Steiner", mais - respectant en cela les principes du maître lui-même - on ne nous enseigne jamais directement sa philosophie (l'anthroposophie, j'aimais bien le mot) ; plutôt, on l'applique dans la manière d'aborder de toutes les matières. Concrètement, cela veut dire que les élèves sont amenés à comprendre l'intérêt et la beauté de tous les domaines de savoir, depuis les mathématiques jusqu'à l'Histoire en passant par le théâtre, la botanique, les langues, la poterie et l'eurythmie. On nous suit individuellement, on se réjouit de nos progrès, on nous écoute. On nous encourage à se respecter - chacun soi-même et les uns les autres. On nous apprend à être curieux. On nous incite à chercher l'équilibre, l'harmonie entre l'esprit et le corps.

Alors que j'ai oublié depuis belle lurette les noms de mes profs du collège et de l'université, je me souviens de chaque professeur de High Mowing sans exception.

Gene Miller, qui nous faisaient écrire des haïkus en atelier d'écriture ! Frank Waterman, qui a décortiqué avec nous, trois heures durant, dix lignes d'une tirade de Macbeth. Sabina Nordoff, superbe léonine quinquagénaire – inoubliable prof d'eurythmie et future amie. Pascale Sarkésian, qui m'a fait aimer la langue française à travers des chansons et des pièces de théâtre contemporaines. Steve Eberhardt, qui a mis le feu au plafond du laboratoire scientifique en voulant nous montrer les étonnantes propriétés du phospore. Je n'oublierai pas non plus les cours d'histoire de l'art prodigués par Beulah Emmett la directrice de l'école (alors septuagénaire), ni sa façon de nous lire à voix haute, à raison d'une heure par semaine, en terminale – à nous une vingtaine de hippies aux cheveux longs et aux jeans déchirés ! – la Divine Comédie de Dante. Médusés, nous étions ! Et durablement marqués.

C'étaient des personnalités fortes, généreuses, haut en couleur. Des gens passionnés et passionnants. Du coup, nous nous accordions nous aussi le droit d'être passionnés. Au lieu de nous lancer dans la course aux bonnes notes, il nous invitaient à nous émerveiller devant la complexité du monde et l'éclosion de nos propres forces.

Mon histoire entre 1968 et 1970 ressemble un peu au conte du vilain petit canard. L'adolescente coincée, angoissée, stressée, perpétuellement en marge, souffrante, complexée... se transforme progressivement en "cygne". Elle noue de vraies amitiés pour la première fois de sa vie, prend confiance en elle, se détend, s'ouvre, s'épanouit.... Ma deuxième et dernière année à High Mowing, je serai déléguée de classe puis "présidente" de tous les élèves, je jouerai du piano à toutes les cérémonies et fêtes, tiendrai des rôles importants dans des pièces de théâtre, cesserai enfin de vivre mon intelligence comme un handicap !

L'expérience ineffaçable de la High Mowing School m'a aidée à vouloir des choses pour moi-même, et à réfléchir aux valeurs. Je ne remercierai jamais assez l'université de Calgary pour les mauvais traitements qu'elle a infligés à mon père....
NANCY HUSTON, écrivain et musicienne

« Accueillir chaque enfant comme une personne unique, établir avec lui une relation de confiance réciproque et lui permettre ainsi de découvrir, de déployer et de mettre en valeur ses capacités et ses potentialités, voilà le rôle de l'école. C'est en tout cas ainsi que le conçoit le Mouvement international des écoles Waldorf qui rejoint, ce faisant, la réflexion et l'action que l'Unesco mène en matière d'éducation. »
Federico Mayor, ancien directeur général de l'Unesco



« J'apprends que les écoles Steiner sont menacées. Je constate que les méthodes pédagogiques qui y sont employées sont dans le droit fil des réflexions que j'essaie de diffuser par tous mes livres : la finalité du système éducatif est de métamorphoser un individu fait par la nature en une personne faite par la société. Cette métamorphose nécessite avant tout les rencontres : l'école est le lieu où l'on apprend l'art de la rencontre. Comment accepter que, par des tracasseries administratives ou par des accusations sans fondement, le magnifique élan apporté par les écoles Steiner soit mis en péril ?
J'appelle tous ceux qui sont passionnés par les problèmes de l'éducation à manifester leur soutien. »
Albert Jacquard, généticien


« Je crois profondément au bien fondé des méthodes éducatives mises en œuvre dans ces écoles et m'inquiète très vivement des suspicions dont elles peuvent être l'objet. Profondément attaché à l'Éducation nationale au sein de laquelle j'ai fait toute ma carrière, je ne vois que des avantages au maintien et à la défense du pluralisme scolaire qui, à mes yeux, ne doit en aucune manière être remis en cause. »
Jean-Marie Pelt, biologiste


« Je connais bien la pédagogie Steiner pour l'avoir étudiée au cours de mes recherches en ethnologie de l'éducation. Je la considère comme la plus complète et la plus équilibrée de celles qu'il m'a été donné de connaître. Ce serait une honte pour notre pays si elle venait à être menacée. »
Pierre Erny, ethnologue

« En tant que praticienne j'ai eu très souvent à m'occuper d'enfants qui étaient dans les écoles Steiner et je n'ai jamais eu le sentiment que ces enfants étaient manipulés. Les écoles Steiner ont le mérite d'apporter à certains enfants des choses qu'on ne trouve nulle part ailleurs. »
Dr Catherine Dolto (fille de la célèbre pédiâtre Françoise Dolto)


« Rares sont les lieux d'éducation où, au-delà de la transmission d'un savoir et d'un savoir faire, il est offert aux enfants un apprentissage ouvert au savoir être. J'imagine que le procès d'intention qui est fait actuellement aux écoles Steiner s'inscrit dans un des malentendus les plus fréquents pour tout ce qui touche à l'épanouissement de la personne. »
Jacques Salomé, écrivain

 « Toute forme d'expression a le droit absolu d'exister. L'école Steiner est une vraie ouverture d'esprit, une option fondamentale au système ... National de l'enseignement. Vive la différence qui fait de nous des citoyens moins ordinaires. »
Charlotte Rampling, actrice


« Si j'avais un enfant d'âge scolaire, je l'inscrirais dans une école Waldorf. »
Saul Bellow, Prix Nobel de littérature


« Les travaux de Rudolf Steiner en faveur des enfants apportent une contribution décisive au XXe siècle et méritent le soutien de tous ceux qui réfléchissent et aiment la liberté. »
Bruno Walter, chef d'orchestre

« Les Ecoles Steiner, de tout temps, ont cherché à donner des outils aux enfants pour qu'ils deviennent eux-même, pour qu'ils marchent dans leurs propres souliers et sur leur propre route, au lieu de devenir copie conforme, duplicata. Chaque oiseau chante comme son bec est fait, il me semble que la mission d'une école, c'est aider un enfant à devenir qui il est et non quelqu'un d'autre, est-ce utile qu'un enfant devienne un banal enfonceur de portes ouvertes, un suiveur ?

Si chaque enfant devenait lui même, le chômage n'existerait plus, on verrait apparaître une foule d'inventeurs nouveaux, de créateurs qui enrichiraient leur pays et le monde grâce à leur génie personnel.

"L'Ecole cathodique" (La télévision souvent dictatoriale au nom du pèse et du fisc et du saint bénéfice) ne met-elle pas déja en péril l'avènement des êtres originaux dont l'humanité a le plus besoin ?

L'univers est en expansion nous disent les savants pourquoi l'homme est-il en rétraction ?

Dans mon pays, il y a de plus en plus de contrôleurs et pour contrôler les contrôleurs, d'autres contrôleurs qui à leur tour devront être contrôlés par d'autres contrôleurs, il n'y a que dans le contrôle qu'il n'y a pas de chômage. Il n'y aura bientôt plus de travailleurs, il en restera peut-être un, contrôlé par tout un peuple, par tout un pays de contrôleurs. »
Tourinnes-La-Grosse le 10/06/01
Julos Beaucarne, chanteur, écrivain

lundi 14 novembre 2011

RETRAITÉS, À VOS ARDOISES !

Voici, nous l'espérons, un petit abécédaire de voyage pour de futurs retraités qui songeraient à habiter durant un mois la magnifique ville de Nice en France afin de visiter la Côte d'Azur.

L'une des objections que de nouveaux retraités peuvent se faire est qu'un tel voyage est hors de portée en raison de son coût élevé.  Et bien non rassurez-vous, vivre à Nice ne coûte pas plus cher que vivre à Montréal.  Sauf qu'à Nice l'occasion vous est offerte de profiter d'un superbe environnement.   La plupart des musées sont gratuits et les bibliothèques offrent un accès wi-fi illimité et gratuit sur présentation d'une photo format passeport et d'une copie de votre bail de location d'un mois à Nice.  En fait, vivre un mois à Nice ne coûte pas plus cher que de passer une semaine pour deux dans un tout compris en République Dominicaine ou au Mexique.   Afin de fixer un chiffre sur ce voyage de rêve, disons qu'il vous en coûtera environ 4 400,00CAN.  Voici la ventilation des dépenses et quelques conseils utiles.
  1. Les billets d'avion.  Les vols directs Montréal - Nice ne débutent qu'en avril et sont disponibles jusqu'à la fin d'octobre.   Comme vous venez de prendre une retraite méritée, vous avez du temps devant vous et rien ne vous presse d'arriver.  Profitez donc de cette liberté pour choisir un vol sur British Airways avec une escale à Heathrow ou Air France avec une escale à Paris.  Dans l'un et l'autre cas, vous devrez planifier votre voyage au moins 6 mois à l'avance afin de profiter d'une réduction appréciable sur le coût de vos billets.  Le moins cher que nous avons payé jusqu'ici est le vol sur British Airway de 2010 qui nous a coûté 1 526,00$CAN pour deux billets en classe économique.  Air France coûte plus cher, mais le repas sur l'avion est de meilleure qualité.  Quant au temps d'attente lors des escales à Londres ou Paris, il est semblable.  Votre agent de voyage vous le confirmera.
  2. Où habiterez-vous ?  Nous vous suggérons de rechercher un emplacement dans le Carré d'Or.  Pourquoi ?  Il offre davantage de calme et il se trouve à cinq ou huit minutes de marche de tous les services : épicerie, grandes surfaces, marché aux fleurs, brocante, colline du château, musées et ...de la mer aux reflets d'argent.
  3. Comment trouver un condo, un appartement ou un studio ?  Plusieurs agences comme Andersen et Picque ou Homelidays (homelidays.com) ou Abritel (abritel.fr) offrent la possibilité de louer à moins cher si vous venez pour un long séjour.  Un mois est considéré comme un long séjour et vous bénéficierez d'un prix largement inférieur à celui que vous paieriez si vous n'y alliez qu'une semaine ou seulement quelques jours.  Par exemple, pour un espace de 45 mètres carrés comportant une salle de bain avec douche, une chambre à coucher,  un petit salon avec salle à dîner et peut-être même une belle terrasse donnant sur le quartier, vous devriez pouvoir trouver quelque chose aux alentours de 1200 euros pour le mois.  Ne vous attendez pas à du luxe ni au confort américain sauf pour la climatisation si vous y tenez mais il faut le spécifier.  L'espace est limité partout en Europe et souvenez-vous que vous êtes venu pour découvrir la Côte d'Azur et non pour vous enfermer dans votre appartement.   Bref, pour un petit appartement d'environ 45 mètres carrés, équipé d'une cuisine complète ainsi que de tout le nécessaire incluant la literie, le chauffage (si besoin en mars) et l'électricité,vous devriez payer autour de 1 717,00$CAN incluant l'assurance-responsabilité obligatoire.  Le taux de l'euro pour nos calculs est de 1,3980 soit le taux actuel au 14 novembre 2011 pour l'achat d'un euro chez Globex qui ne prend aucune commission sur vos achats. (voir www.globex2000.ca qui offre dans quelques bureaux, le meilleur taux régional)
  4. Qu'en est-il de la nourriture ?  Quel que soit l'endroit choisi pour demeurer, vous trouverez dans les environs de votre lieu de séjour, une épicerie et une boulangerie-pâtisserie offrant tous les raffinements possibles de l'art culinaire français.  Nous vous suggérons de rechercher les chaînes d'alimentation MONOPRIX et CARREFOUR qui vous offre un choix varié de produits avec la possibilité d'acheter de succulents repas cuisinés sur place.   Nous avons adoré les papillottes de saumon servi avec un riz basmati chez MONOPRIX.  Pour faire votre première épicerie virtuelle sur internet, rendez-vous sur les sites www.monoprix.fr et www.carrefour.fr   Prenez le temps qu'il faut pour vous familiariser avec les produits offerts et surtout le vocabulaire précis utilisé.  Souvenez-vous que vous êtes en France et que chaque chose porte un nom précis qu'il vous faut connaître pour être servi à votre satisfaction.  Lorsque vous serez en France, souriez et dites que vous êtes du Canada, du Québec en particulier et l'on vous aidera.  En général, la qualité des viandes et de la volaille est supérieure à la nôtre sans parler des jambons qui sont variés et délicieux.  Pour la boulangerie et la pâtisserie, vous en trouverez à tous les 100 pas, mais notre préférence va à Multari dont la baguette de pain ne coûte que 80 centimes et la tartelette au citron 2,50 euros.  Comme vous êtes au pays du citron, adaptez-vous et essayez tous les desserts et les yogourts au citron qui sont sublimes.  Les marques maison sont un peu moins coûteuses et toutes aussi bonnes que leurs concurrentes.   Enfin sachez qu'il ne vous en coûtera pas plus cher de préparer vos meilleurs plats à Nice qu'ici à Montréal et vous obtiendrez en prime d'excellents vins à un prix raisonnable.  Un vin qui se détaille 18,00$CAN à Montréal vous coûtera dans une épicerie de Nice entre 5 à 7 euros soient entre 7,00$ et 9,80$CAN.

Quant faut-il y aller ?  Il vaut mieux s'y rendre en mars, avril, septembre et octobre.  Si vous choisissez l'automne, sachez que le temps est encore magnifique et que le mercure oscille entre 19 et 24 degrés celsius et même davantage.   Vous pourrez profiter de belles journées ensoleillées pour vous adonner aux bains de mer entre les 1er septembre et 15 octobre.  Si vous optez plutôt pour le printemps, les mois de mars et avril sont particulièrement agréables pour les promenades à travers la ville et dans les parcs ainsi que sur la célèbre Promenade des Anglais.  Le mois d'avril est celui de la  floraison annuelle et la nature retrouve tout son charme estival moins la nuée de touristes qui envahit généralement la Côte de mai à août.

VOTRE PROGRAMME DE VOYAGE.
D'abord sachez que le service des transports en commun est extraordinaire.  Pour un euro par voyage (deux euros aller-retour) par personne, vous pouvez partir de Nice et vous rendre jusqu'à Menton situé à 1H30 minutes plus loin ou Cannes, situé à près de 2H00 plus loin.  entre les deux, tous les choix sont possibles : Cagnes-sur-Mer, Antibes, Saint-Paul-de-Vence, Vence, Villefranche-sur-Mer, Saint-Jean Cap Ferrat, Èze village, Monaco, Roquebrune-Cap Martin.  De plus, pour Menton et Cannes par exemple, vous pouvez prendre le Ter, c'est-à-dire le train qui offre un rabais pour tous les seniors de 60 ans et plus.  Mais il vous faut préciser le train Ter.  Si vous désirez un train direct, précisez-le au préposé à la billetterie de la gare SNCF mais cela vous coûtera quelques euros de plus car les étrangers ne bénéficient pas de réduction sur ce type de train.  Comme vous êtes à la retraite et libre comme l'air, faites vos jeux !

LES RESTAURANTS.
Vous trouverez de tout et pour tous les goûts si vous décidez de prendre un repas au restaurants.  Le menu du midi est toujours meilleur marché que celui du soir mais cela dépend où vous allez.  Sur la rue Masséna par exemple, vous trouverez plusieurs terrasses toutes aussi sympathiques les unes que les autres à des prix très abordables.

LES THÉÂTRES et L'OPÉRA DE NICE.
Les possibilités d'assister à des représentations théâtrales dans plusieurs petits théâtres de poche (50 places au plus) sont nombreuses et peu coûteuses.  De plus, ces minuscules salles de spectacle offrent d'excellentes prestations.  Il y a bien sûr de grands théâtres et l'opéra qui offre des concerts et ...des opéras !

ET L'ITALIE ALORS ?
Il est vrai que vous êtes à la porte de l'Italie dont Menton marque la frontière avec la France.  Nous vous suggérons fortement de vous rendre en train au marché hebdomadaire du vendredi à Ventimiglia.  Le mieux est de partir par le train de 9H00 de la gare SNCF de Nice centre ville (..qui est à 200 mètres de l'avenue Jean-Médecin) ou avant.  Il vous en coûtera 12 euros par personne pour votre billet aller-retour.  Le marché de Vintimille offre un choix inouï de ceinture et de produits en cuir véritable, de chandail en cachemire et d'une foule de vêtements et de sacs à un prix imbattable et surtout introuvable ailleurs en Italie pour la même qualité.   Le marché est en bord de mer et s'étend sur un kilomètre.  Vous trouverez une foule de petits restaurants dans les rues adjacentes pour dîner avec du bon vin et pour imaginer le plaisir que vous aurez, une fois revenu à la maison, de déballer vos trésors.  C'est aussi l'endroit idéal pour acheter de petits cadeaux peu coûteux qui feront la joie de toute la famille.  Enfin, sachez que la majorité des commerçants italiens parlent français et anglais.

Nous pouvons aussi vous suggérer de vous rendre à San Remo à partir de Nice, mais vous devrez changer de train à Ventimiglia.  San Remo a aussi son jour de marché mais cette ville pittoresque dotée d'un port pour bateaux de plaisance offre la particularité de posséder un centre historique médiéval juchée sur les hauteurs de la ville et offrant des vues spectaculaires sur la région.  San Remo est éloignée de 20 minutes de Ventimiglia.

samedi 12 novembre 2011

UN MAÎTRE INCONNU

Le 27 février 1861 naissait à Kraljevik ( au nord ouest de la Croatie actuelle) une personnalité remarquable dont l’apport universel tarde encore à être reconnu.  Quand on prononce le nom de Rudolf Steiner, on s’expose généralement à deux sortes de comportement.  Le premier est le scepticisme teinté de paresse qui nous amène à nous enfermer dans un indécrottable matérialisme malgré la tentation de jeter un coup d’œil sur les milliers de témoignages circonstanciés qui attestent de la clairvoyance éveillée de ce philosophe, chercheur et savant.  Le second comportement est le rejet sans considération de toute possibilité de voir quoi que ce soit au-delà des impressions matérielles.  Il s’appuie sur l'orgueilleuse présomption que si je ne vois rien de plus que ce que je vois, personne n’est capable de percevoir ce que je ne vois pas ici et maintenant. 
Dans l’un et l’autre cas, on ne se donne même pas la peine d’examiner un tant soit peu l’un des trente livres écrits de sa main et de méditer l’un de ses cycles de conférences parmi les six milles qu’il a prononcées.  Et bien je vais tâcher de vous montrer en quelques «saviez-vous que…» qui était ce personnage singulier qui mérite votre attention.

Saviez-vous que Rudolf Steiner était autrichien et non allemand, qu’il naquit dans une famille modeste dont le père était télégraphiste au service des chemins de fer austro-hongrois ?
Saviez-vous que Rudolf Steiner fut inscrit à l’École supérieure d’Enseignement scientifique de Vienne, qu’il apprit seul le latin et le grec, qu’il donna ensuite des leçons particulières à ses confrères ne maîtrisant ni l’un ni l’autre ? Qu’avec les quelques deniers rassemblés grâce aux leçons privées, il acheta à 14 ans «La Critique de la Raison Pure» de Kant et y nota les objections majeures qu’il reprit plus tard dans sa thèse de doctorat en philosophie publiée sous le titre «Vérité et Science» et qui lui permit de contredire les fameux impératifs catégoriques de Kant ?

Saviez-vous que Rudolf Steiner fut appelé à Weimar à l’âge de 22 ans afin de commenter les œuvres scientifiques du grand Goëthe  dont son «Traité des Couleurs» et son  «Traité sur la Métamorphose des Plantes» dans le cadre de l’édition de ses œuvres complètes commandée par la Grande Duchesse Sophie?

Saviez-vous que né voyant et se trouvant  citoyen de deux mondes, le visible et l’invisible, il s’abstint volontairement d’en faire état avant l’âge de 42 ans et d’être en mesure de démontrer qu’il maîtrisait  les connaissances générales de toutes les disciplines scientifiques de son époque ?  Que lors de ses études supérieures, il profita de la possibilité d’assister en auditeur libre aux leçons des personnalités dominantes de son époque en philosophie, en médecine, en physique ?

Saviez-vous que Rudolf Steiner donna des leçons particulières aux étudiants se préparant au doctorat, qu’il fut aussi précepteur dans une famille  ( les Spetch) fortunée de Vienne dont l'un des deux garçons souffrait d'une maladie grave et incurable ?  Qu'il entreprit avec ce garçon un travail de rattrapage et lui permit d'entrée au lycée puis à l'université ou il compléta avec succès des études de médecine générale ?  Qu'il dut assumer seul les frais de ses études contrairement aux exigences de l'époque ?  Qu’il se contenta souvent d’un peu de soupe, de pain et de lait comme repas du soir, ses parents étant trop pauvres pour lui offrir davantage ?  Que n’ayant aucun moyen de se déplacer pour se rendre à ses cours, il devait marcher plusieurs kilomètres chaque jour et parfois dans un épais manteau de neige ?

Saviez-vous que Rudolf Steiner assuma la direction d’une revue consacrée à la littérature, qu’il rédigea maints articles témoignant d'une profondeur de vue exceptionnelle sur les sujets les plus divers ?  Qu’il fréquenta l’aristocratie, les grands scientifiques de son époque qui l'invitaient à se joindre à eux au sein de salons que les intellectuels de haut rang de l'époque aimaient fréquentés ?  Qu’il fut invité durant trois années comme professeur dans le cadre de l’Université Populaire de Berlin mise sur pieds pour instruire les travailleurs qui le souhaitaient après leur lourde journée de travail quotidien ?  Qu’il fut si apprécié que, malgré une grande fatigue, les cours se poursuivaient souvent tard en soirée à la demande des ouvriers ?
Saviez-vous qu’il utilisa systématiquement sa clairvoyance à l’âge de 42 ans après avoir été touché par la grâce solennelle d’une rencontre dans le monde spirituel avec le Christ ?  Qu’il divulgua par des dizaines de conférences, une Christologie permettant d’inclure le karma comme notion essentielle à l’avancement de notre époque et pour une authentique compréhension de la Résurrection ?  Qu’il donna, une année avant sa mort, une somme de conférences imposantes – exigeant des capacités surhumaines selon ses proches collaborateurs -  portant sur plusieurs domaines à la fois et exigeant des connaissances spécialisées que seul un génie universel peut posséder ?

Saviez-vous qu’aujourd’hui encore, le mouvement anthroposophique,  refondu par ses soins à la Noël 1923 et dont il assuma la direction jusqu’à sa mort une année et demie plus tard,  exerce sur le monde actuel «une activité thérapeutique homéopathique» de grande qualité ?  Que les centaines d’exposés faits, grâce à sa clairvoyance,  sont aujourd’hui l’objet de recherches approfondies et permettent des découvertes de plus en plus nombreuses grâce aux chercheurs scientifiques à la tête de chacune des sections de l’Université du Goethéanum de Dornach en Suisse ? 
Saviez-vous que lorsque le drame de la vache folle éclata, on prétendit que Rudolf Steiner l’avait prédit ? Mais qu’en fait, il ne l’avait pas le moins du monde prédit, seulement il avait expliqué, lors d’une conférence donnée à des médecins que «si nous pouvions faire l’expérience de nourrir un troupeau de bœufs en leur donnant soudain des colombes, nous obtiendrions un troupeau de bœufs complètement fous.  Malgré la douceur des colombes, les bœufs deviendraient fous.»  Bien entendu sa clairvoyance lui permis d’avancer des certitudes sur le terrain de cette connaissance spécifique.  Et lorsque, par souci de réaliser encore davantage de profit, les producteurs bovins s'avisèrent de nourrir ces végétariens avec des farines animales, la catastrophe de la vache folle se produisit et sema la panique dans le monde.
Saviez-vous que si l’on emploie le mot «révélation» dans son sens premier et loin de toute mystique fumeuse, il est stupéfiant de constater que bon nombre de ce qu’on considère aujourd’hui comme des découvertes récentes, que ce soit en médecine, en physique ou même en astronomie ne font que confirmer ce que Steiner dévoilait avant l’heure, c’est-à-dire avant 1925 ?  Que c’est parce que ses connaissances scientifiques lui permettaient de toujours garantir l’objectivité de ses investigations clairvoyantes, lesquelles avait-il soutenu,  seraient toutes contrôlables un jour, que l’on peut dire de cette clairvoyance particulière qu’elle ne fut jamais de l’exaltation mystique, ni de l’extrapolation métaphysique ? 



Je pourrais étirer indéfiniment ce bref exposé en parlant de tous les bienfaits actuels qui ont résulté ou résulteront ultimement du travail de recherche de cet homme exceptionnel.  Mais la dernière chose qu’il faut que chacun sache est que ce niveau de clairvoyance est ouvert pour chacun d’entre nous grâce au cheminement intérieur dont il nous a tracé la voie dans son livre : «Comment atteindre des Connaissances des Mondes Supérieurs».   Quant aux  milliers de conférences accessibles aujourd’hui en français,  elles sont le gage imperturbable que nous sommes, quoi que nous en pensions et en sachions, guidés par de Hautes Hiérarchies Spirituelles vers la Liberté et l’Amour qui sont la grande mission de la planète bleue.  Les crises, les tensions de toutes sortes et les guerres actuelles sont la contrepartie de notre ignorance des lois d’airain qui existent dans le monde spirituel et elles se multiplieront dans l’avenir jusqu’à ce qu’un retournement s’opère dans l’humanité.  Car ici comme en haut existent des niveaux hiérarchiques qui nous placent en tant qu’humain au cœur d’un combat qu’il nous faut comprendre sous peine de souffrances perpétuelles.

Voilà pourquoi si VOUS SAVIEZ QUI ÉTAIT RUDOLF STEINER,  vous n’auriez de cesse de faire l’effort de cotoyer son œuvre afin de donner sa plénitude de sens à votre vie.

vendredi 11 novembre 2011

FLORENCE ET SAN GIMIGNANO.

CINQ JOURS DE VISITES À FLORENCE entre les 18 et 25 octobre 2011
Il y avait 38 ans que nous n'étions pas retournés à Florence.  Quelle belle ville !  La cathédrale et son Duomo demeurent une attraction courue par des milliers de personnes venant de partout dans le monde.   Les visiteurs ne faisaient pas exception cette fois non plus et nous avons dû patiemment nous faufiler à travers une foule compacte et multiethnique.  Le jour de notre visite, l'entrée de la cathédrale était gratuite et nous aurions été déçus de devoir payer les 10 euros requis pour y pénétrer car l'intérieur est très dépouillé et vide de presque toute décoration.  C'est sans doute la raison pour laquelle mon ami André Somers nous avait conseillé de passer outre jadis, alors que nous séjournions une première fois en Italie.  Les marchés de Florence sont nombreux et très fréquentés.  Celui de San Lorrenzo où nous sommes allés nous a permis d'effectuer de superbes achats qu'il aurait été vain d'espérer faire ici en Amérique. 

Nous avons visité dans l'ordre le Palazzo Vecchio, la galerie Uffizi, la galerie de l'Académie, le Palazzo Pitti et les magnifiques jardins du parc Boboli qui sont à la sortie du Palais.  Une brève visite au musée de la porcelaine situé tout au bout du parc a complété ces 72 heures fort occupées.  À plusieurs endroits du parc se prélassaient des chats dont le rôle est sans doute d'éliminer les petits rongeurs qui doivent pulluler dans ces jardins.  Nous avons visité le musée des sciences Galilée à l'instigation d'André et nous n'avons pas été déçus par l'ingéniosité des savants italiens capables de concrétiser le résultat de leurs découvertes avec brio.  Pour terminer notre visite de Florence, nous nous sommes rendus à la plus importante église franciscaine de la ville, Santa Croce qui recèle de nombreux monuments funéraires où reposent des florentins illustres tel que Dante et Galilée par exemple.

Ce fut avec un réel bonheur que j'ai redécouvert dans les différentes galeries de peintures, les oeuvres originales de maîtres illustres de la Renaissance Italienne que nous avions étudié en histoire de l'art au collège classique de Longueuil.  Pour mémoire, nommons-en quelques-uns : Giotto, Botticelli, Le Titien, Le Caravage, Massacio, Cimabue, Pierro Della Francesca, Ghirlandao, Michelangelo, Raphaël, Léonardo da Vinci.   De quelles passions et quelle rigueur ces peintres n'ont-ils pas su faire preuve ?  Et les Médicis, quoi que l'on puisse leur reprocher par ailleurs, ont largement mécéné la plupart de ces génies de la peinture.  Notre galerie de photos personnelles de tous ces trésors est inexistante car les musées, cela va de soi, interdisent l'usage des appareils photos dont les éclairs de flash endommagent les oeuvres d'art.

De Montegufoni nous n'étions qu'à 30 minutes de San Gimignano et le dimanche ensoleillé où nous nous y sommes rendus nous a permis de comprendre la présence si nombreuse de touristes.  San Gimignano, en plein coeur de la campagne siennoise, est une petite ville où rien n'a échappé à la vigilance des restaurateurs.  Les 14 tours restantes sur les 72 que la ville comptait à l'époque ont toutes été restaurées.   La ville regorge de boutiques de céramique et d'albâtre qui sont l'illustration brillante du savoir faire des artistes florentins et siennois.  Le lot de photos qui suit illustrent ces quelques propos.  Puissiez-vous y trouver quelques plaisirs personnels.
Pour agrandir les photos, cliquez sur l'une d'entre elles puis poursuivez en cliquant dans le cadre intérieur de chaque photo pour avancer.

p.s. pour davantage de commentaires et de photos sur ce voyage, voir le blogue de notre ami André Charland au : andrefrancineeuro2011.eklablog.com